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Article tagué Web 2.0
Compte-Rendu du Paris-JUG sur les technologies web
15/10/10
Mardi soir se tenait la soirée web au Paris JUG, avec un succulent menu, Ruby on Rails, HTML5, et Play! framework… auquel j’ai bien failli ne pas pouvoir assister. Grâce à la RATP et les grèves, malgré les 20 grosses minutes de marge que j’avais prises, je suis arrivé à 19h28 (soit 3 minutes après l’horaire limite). J’ai de justesse pu me faufiler à une des dernières places assises au dernier rang.
Donc, note pour moi-même : à l’avenir, arriver avec beaucoup d’avance ! Etre bien placé par rapport aux écrans, ça aide à mieux suivre les conférences… surtout lorsque les présentations sont en blanc et rouge sur fond noir (toute allusion au début de la présentation de Ruby on Rails serait purement fortuit).
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Flattr : un système économique bien pensé
19/08/10
J’ai découvert hier la nouveauté du moment : Flattr. L’idée est simple, mais il fallait l’avoir : c’est un système qui permet aux internautes de récompenser les sites que l’on trouve intéressants.
Il y a 10 ans, Paypal (racheté en 2002 par Ebay) a considérablement simplifié les paiements sur le web, en demandant un login/mot de passe plutôt qu’un numéro complet de carte bleu. Cependant, ce système reste lourd pour effectuer un micro-don aux sites qui nous intéressent.
Le concept de Flattr, c’est donc d’aller encore plus loin que Paypal dans la simplification du paiement, mais en se concentrant sur les micro-paiements. Je m’y suis inscrit pour voir son fonctionnement :
- Tout d’abord, on charge son compte Flattr, avec la somme d’argent que l’on veut.
- Ensuite, on choisit quelle somme on veut attribuer tous les mois (de 2 à 100 euros) aux sites qui nous plaisent.
- Tant qu’on est loggué, on peut sans avoir besoin de se ré-identifier, « flattrer » ces sites d’un simple clic, via un bouton (souvent similaire à ceux de Twitter).
- A la fin du mois, Flattr divise la somme allouée mensuellement entre les sites « flattrés » (en prélevant sa dîme au passage, je vais y revenir…). Si aucun site n’a été « flattré » dans le mois, l’argent est tout de même prélevé pour être réparti entre des organismes de charité.
La plupart des réseaux sociaux destinés au grand public (Twitter, Facebook, etc.) sont gratuits pour l’utilisateur final, et financés par la publicité (et la revente des informations commerciales que ces sociétés peuvent extraire de l’utilisation des systèmes). Voir ici par exemple pour plus d’information sur le modèle économique des réseaux sociaux. Les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo, etc.) ne s’adressant pas au même public, ils peuvent se permettre d’avoir des fonctionnalités avancées payantes (recherche de profils par mots-clés pour les recruteurs, etc.).
Le génie de Flattr, c’est de s’adresser au grand public… tout en étant payant (même si c’est de façon déguisée). Pour cela, le système joue sur la sensibilité des gens en les incitant à « soutenir les personnes qu’elles aiment » (traduction de la page d’accueil), et en communiquant sur le soutien aux organismes de charité.
On aurait pu imaginer un système avec deux typologies d’utilisateurs :
- Les mécènes (soutenant gratuitement les auteurs, artistes, etc.) du web
- Les auteurs, artistes, etc. en question, utilisant Flattr pour se faire micro-rémunérer par leurs fans
En réalité, pour faire partie de la deuxième catégorie, il est obligatoire de faire partie de la première : « il faut donner pour recevoir ». Avant d’avoir le droit de mettre un bouton « Flattr » sur son site, il faut donc alimenter son compte et dépenser au moins 2€ par mois. Si le solde du compte arrive à 0, celui-ci est désactivé et on ne peut plus recevoir jusqu’au réapprovisionnement de celui-ci.
Quand je disais que Flattr était « payant », c’est parce qu’il prélève 10% de toutes les sommes qui transitent par son biais. Chaque utilisateur étant tenu de contribuer au moins à hauteur de 2€ par mois, cela fait donc à Flattr une rente de micro-paiement minimale de 20 centimes par utilisateur et par mois. Sur la masse, cela peut représenter une somme non négligeable.
Pour un mécène qui se contente de donner, ce prélèvement est invisible : il s’applique sur les sommes perçues, au niveau des utilisateurs qui reçoivent de l’argent. Pas de quoi crier au scandale sur cette pratique, la plupart des systèmes de paiement (Paypal, etc.) se financent avec ce mode de prélèvement. On remarquera cependant que 10% de prélèvements, c’est astronomique par rapports aux taux pratiqués par Paypal.
Note : lorsqu’on recharge son compte Flattr, on le fait par Paypal (ou un système équivalent). Flattr doit donc s’acquitter auprès de ces systèmes d’un pourcentage du rechargement. Cependant, ces sommes sont re-facturées en amont, sur les utilisateurs. Ainsi, si je paye 30€ (via Paypal) pour recharger mon compte, il ne sera crédité que de 28,50€. Les 10% prélevés par Flattr ne servent donc pas à payer ces frais.
A ces 10% de prélèvement obligatoire s’ajoutent les revenus qui peuvent être générés par la revente des informations récoltées par le système sur les habitudes des consommateurs utilisateurs.
Il s’agit plus d’une constatation que d’une critique : il faut bien que cette société gagne de l’argent (comme les autres), et c’est un modèle économique comme un autre. J’aurais même tendance à admirer la prouesse qui consiste à rendre « micro-payant » un système destiné au grand public.
Mon seul « malaise » concerne juste le manque de transparence dans la communication de Flattr sur ce prélèvement « destiné uniquement à couvrir les frais de fonctionnement » : je ne peux m’empêcher de penser à toutes les arnaques en ligne jouant sur la sensibilité des utilisateurs.
Mais bon… Ne crions pas au loup trop vite, d’autant plus que l’idée de base (faciliter par micro-paiement et par un système facile à mettre en place le soutien aux auteurs, artistes, etc. qui consacrent un temps précieux à enrichir la base de connaissances du web) me plaît ! D’ailleurs, vous aurez remarqué que je me suis inscrit (et que j’ai donc accepté l’ensemble des conditions d’utilisation, incluant de payer ma dîme), et que le bouton « Flattr » est apparu sur les billets de ce blog (l’installation d’un simple plugin WordPress aura suffit).
Et puis, si de vrais mécènes s’inscrivent dans l’unique but de financer les autres, tout le monde pourrait être gagnant (on peut toujours rêver) :
- les éditeurs de contenu récupérant plus d’argent qu’ils n’en dépensent dans ce système
- Flattr gagnant de l’argent par ses prélèvements
De manière purement théorique et simpliste, pour que chaque éditeur gagne au moins autant qu’il dépense, en supposant la répartition des « flattrs » est homogène (hypothèse on ne peut plus fausse), il faut qu’un minimum de 11% des sommes « flattrées » le soient par des purs mécènes. J’avoue que je ne sais absolument pas quelle est la proportion mécènes/utilisateurs… et je ne suis pas sûr que Flattr communique un jour les chiffres à ce sujet.
Note : si le « Flattr ID » numérique qui m’a été attribué est un entier auto-incrémenté, nous sommes depuis mon inscription plus de 33000 utilisateurs du système.
Mais je ne me fait pas d’illusions : dans tous les cas, je serai plus mécène que millionnaire avec ce système. Le compteur de tweets de mes billets flirte avec le 0 (quand tweeter est un clic gratuit), alors un Flattr payant, je n’en parle même pas…
Note de conclusion pour moi-même : si je veux plus de tweets (et « flattrs »), il faudrait peut-être que je songe à écrire des billets intéressants… En attendant, je vais commencer par essayer de trouver des contenus intéressants à Flattrer. J’en ai déjà trouvé un sans difficultés. Pour les autres, le site Flattr offre un moteur de recherche intéressant permettant de trouver chaque mois du contenu à flattrer (par type d’oeuvre, par popularité, flattrement parlant, par tags, etc.).
[Edit] Mise à jour le 23 août 2010 : pas de changement majeur dans le fond, mais quelques précisions oubliées dans la première version de l’article, comme l’existence d’un moteur de recherche.[/edit]
Veille Technologique 2.0
18/08/10
Depuis 2006, début de ma vie professionnelle, je fais de la veille technologique.
Ca a commencé par la lecture des blogs techniques et sites d’information (dont certains sont dans ma liste de liens), généralistes et spécialisés dans le domaine du Java/J2EE. Avec le temps et l’ajout à ma liste de nouvelles sources d’information toutes plus intéressantes les unes que les autres, la lecture quotidienne de chacun de ces sites s’est avérée chronophage. Je suis donc naturellement passé à l’agrégation de flux RSS, avec Google Reader.
Dans le même genre, j’ai essayé NetVibes. Entre les deux, c’est affaire de goût : il est moins sobre que Google Reader, mais offre des fonctionnalités intéressantes : sur chaque « Tableau de bord » (correspondant à un centre d’intérêt), les informations sont affichées par source (présentation que j’apprécie), et des widgets sont disponibles (réseaux sociaux, etc.).
Mais ce n’est que récemment que je suis passé à une « veille 2.0″, lorsque je me suis mis à utiliser Twitter comme source d’information. Mea culpa pour ce retard, que je vais tenter de justifier. En utilisant Facebook, je m’étais dit (avis que je partage toujours avec moi-même) que cet outil est purement ludique (encore que je goûte assez peu à la joie des « pokes »), et absolument pas adapté à une utilisation professionnelle. Cet avis m’est d’ailleurs confirmé par le fait que très peu d’entreprises ont un compte ou un groupe Facebook qu’elles animent. A l’époque, en regardant Twitter de très loin, j’ai cru qu’il s’agissait d’un Facebook réduit à sa seule fonctionnalité « Ecrire sur le mur » : je me suis donc dit que ça n’avait aucun intérêt, et j’ai passé mon chemin.
Ce qui m’a mis la puce à l’oreille sur mon erreur, c’est que les personnes et sociétés que je suivais dans ma veille avaient pour la plupart un compte Twitter. J’y suis donc retourné et j’y ai regardé d’un peu plus près. Si effectivement, Twitter a des allures de « mur Facebook », son fonctionnement n’est pas le même, et c’est ce qui fait toute la différence :
- contrairement à la relation d’amitié sur Facebook qui est obligatoirement réciproque, sur Twitter, le fait de suivre quelqu’un sur Twitter n’implique pas la réciprocité.
- la possibilité de faire suivre aux personnes qui nous suivent les tweets qu’on a lus et qui nous paraissent intéressants (propagation d’informations).
Ces deux fonctionnalités font de Twitter un outil tout à fait adapté à la veille. Après plusieurs mois d’utilisation, je remarque que Twitter est le moyen le plus rapide par lequel je me tiens informé des dernières nouvelles du monde informatique (et plus spécifiquement Java). Pour compléter, je vous renvoie à cette analyse plus complète de Nicolas Martignole, ainsi qu’à un guide des us et coutumes de Twitter pour les débutants qui m’a été bien utile pour comprendre les tweets quand je m’y suis mis.
En rédigeant cet article sur les réseaux sociaux, il m’est revenu à l’esprit une question rencontrée lors d’un devoir en école d’ingénieurs, que je vous retransmets en guise de conclusion :
On suppose qu’on dispose d’une relation d’amitié réciproque (au sens mathématique : « A est ami avec B => B est ami avec a »).
Dans une foule de n personnes (n>=2), démontrer qu’au moins deux personnes ont le même nombre d’amis